La Febetra et Transport en Logistiek Vlaanderen ont été très clairs lors de leur réception de nouvel an commune

Le 10 janvier, la Febetra et Transport en Logistiek Vlaanderen ont, pour la troisième fois, tenu leur réception de nouvel an commune, qui symbolise, comme l’ont clairement souligné les deux présidents, l’étroite collaboration entre les deux organisations. 

Vu la situation économique encore toujours précaire, les deux présidents ont demandé, en présence du Secrétaire d’État Etienne Schouppe, de préserver l’avenir du transport routier belge qui a été frappé de plein fouet ces dernières années.

Willy Van Loon a invité les nombreux décideurs présents à tenir compte de la décision du nouveau gouvernement néerlandais qui a définitivement enterré son intention d’introduire une taxe kilométrique. La Belgique et les trois régions doivent absolument tenir compte de ce fait nouveau. Ce serait une hérésie de vouloir faire cavalier seul. Une taxe kilométrique uniquement d’application en Belgique aurait des conséquences néfastes pour le transport routier belge, la logistique belge et la position concurrentielle de nos ports maritimes. Partant de cette même préoccupation, le président de la Febetra a lancé un appel pressant pour qu’en cas d’une éventuelle internalisation des coûts externes, on ne se précipite pas et que l’on s’aligne autant que possible sur l’interprétation que les autres États membres en feront. Pour les deux organisations, il faut que chaque euro payé par le transport routier pour l’utilisation du réseau routier et/ou pour ses coûts externes soit utilisé pour l’amélioration de l’infrastructure.

Rudy Maes a, de son côté, rappelé les récentes péripéties hivernales qui ont démontré qu’un bon plan d’action hivernal, basé sur la concertation et une bonne communication entre toutes les parties concernées, tel qu’il existe en Flandre est tout sauf un luxe superflu. La Wallonie a encore beaucoup à apprendre à ce sujet. Les nombreuses interdictions de circuler, qui n’ont pas été annoncées ou l’on été trop tardivement, ont été perçues dans le milieu du transport comme une sorte de mesure de panique. Ces mesures ont coûté au secteur 100 millions d’euro en quelques jours. Du côté flamand, le futur réseau « vrachtroute » lui cause des soucis. Ce réseau ne peut pas mener à ce que les poids lourds soient obligés d’effectuer de grands détours pour atteindre leur destination. A ce sujet, les organisations de transporteurs veulent nouer un dialogue constructif avec les instances compétentes.

Ensuite, le président de la Febetra, Willy Van Loon, a abordé l’interdiction de dépasser et les chaînons manquants. L’A.R. qui supprime l’interdiction de dépasser pour les poids lourds doit uniquement encore être signé. Que le gouvernement soit en affaires courantes ne peut pas constituer une excuse pour ne pas franchir ce dernier pas. En ce qui concerne les chaînons manquants, il a malheureusement dû constater qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

Le président de Transport en Logistiek Vlaanderen a, à nouveau, dénoncé la concurrence déloyale pratiquée par les véhicules agricoles ; un phénomène connu mais contre lequel les autorités compétentes n’ont absolument rien fait, à ce jour. Il a lancé un cri de détresse : Faut-il d’abord un accident avec plusieurs morts avant que certaines personnes ouvrent enfin les yeux et agissent ?

Willy Van Loon a conclu son exposé par le handicap du coût salarial qui pèse sur nos transporteurs et les conséquences que cela implique. Si des actions ne sont pas entreprises d’urgence, de plus en plus de firmes de transport belges seront obligées d’organiser leurs activités depuis d’autres pays. Le cœur gros, il est vrai, mais lorsqu’il s’agit de survivre, il faut parfois prendre des mesures draconiennes.

Rudy Maes a conclu son exposé en constatant que le système belge de contrôle technique est dépassé et représente un cas unique en Europe. La Belgique doit évoluer vers un système plus orienté client permettant de contrôler également les poids lourds dans des garages et dans les ateliers des sociétés de transport, comme c’est le cas dans la quasi totalité de l’UE. A ce niveau-ci également, Transport en Logistiek Vlaanderen et la Febetra sont disposés, en concertation avec les instances compétentes, à élaborer des solutions garantes d’une meilleure efficacité et d’une approche davantage axée sur le client.

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