La Febetra et la SAV défendent ensemble les intérêts du secteur du transport

La SAV, l’organisation professionnelle Royale de transporteurs de marchandises de la Région flamande et de la Région de Bruxelles Capitale et la Febetra, la Fédération Royale belge des Transporteurs et des Prestataires de Services Logistiques, ont tenu le 12 janvier leur traditionnelle réception de nouvel an. Pour la première fois, celle-ci s’est déroulée en commun. Ainsi, tous les plus importants acteurs belges et régionaux étaient présents, tant du côté de l’autorité avec entre autres le secrétaire d’Etat à la mobilité Schouppe, que du côté du secteur privé.

Les deux organisations professionnelles représentent ensemble la majorité des transporteurs et logisticiens belges. L’organisation commune de la réception annuelle revêt donc principalement une valeur symbolique. La Febetra et la SAV indiquent ainsi clairement qu’elles peuvent unir leurs forces pour défendre les intérêts des entrepreneurs. Les deux présidents qui ont pris la parole à tour de rôle et qui s’étaient réparti les sujets, ont profité de leurs exposés traditionnels pour souligner leur collaboration.

Willy Van Loon de la Febetra s’est penché sur 2008 et s’est plaint du fait que l’autorité fédérale n’a toujours pas prévu de compensation pour les investissements en véhicules Euro 5. Une enveloppe accordée au secteur en 2005 n’a toujours pas été ouverte. Rudy Maes de la SAV a retenu 2008 comme une année de records des prix : les carburants, les frais de personnel en augmentation et finalement une forte crise pour débuter 2009.

A long terme, Maes plaide pour plus d’investissements en infrastructure, allant de l’entretien en passant par l’élimination des chaînons manquants pour aboutir ) de nouveaux projets à grande échelle. Van Loon a rappelé au secrétaire d’Etat Schouppe l’anomalie que constituent les interdictions de dépasser qui font de la Belgique l’île européenne de l’incompréhension, qui ne contribuent pas à la sécurité routière et feraient mieux d’être jetés à la poubelle. Il s’est, en outre, demandé si la délivrance électronique de l’eurovignettte, qui est effective depuis quelques mois, ne va pas occasionner plus de problèmes lors de contrôles.

Maes a précisé le point de vue des deux organisations concernant le dossier de l’internalisation des coûts externes. Que seuls les poids lourds semblent les occasionner, est totalement incompréhensible pour la SAV et la Febetra. Dans ce dossier, les deux organisations de lobby continuent à s’opposer formellement à de possibles évolutions néfastes.

L’image du secteur a également attiré l’attention en 2008 : Van Loon a nommé les campagnes « Trucks. Gewoon groter » et les campagnes de santé pour les chauffeurs qui ont vu le jour grâce au soutien des deux organisations. Cette image en 2008 n’a pas été suffisamment positive aux yeux des pouvoirs publics pour pouvoir démarrer un projet pilote « Eco-combis ». Maes a plaidé pour que cela se fasse en 2009. Il a, entre temps, référé au péage allemand plus onéreux en 2009 et a appelé à ne pas oublier, dans le cadre de la discussion européenne concernant l’accès au marché, que les transporteurs belges en tant que grands caboteurs ne sont absolument pas partisans d’une réglementationcontraignante. Van Loon a conclu ses interventions par une série de prévisions pour 2009, avec outre la crise, entre autres le défi constitué par la capacité professionnelle pour les chauffeurs. Il a également rappelé l’importance de l’amélioration de l’image. Il a conclu en formulant le voeu de poursuivre intensément cette collaboration dans le futur et Maes a abondé dans son sens.

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